L’Afrique à l’honneur à la conférence annuelle de l’AIPAC ?

rwandaÀ trop courber l’échine, on finit par tomber !

C’est avec consternation que nous apprenons que le Rwanda est tombé, lui aussi, dans l’escarcelle sioniste.

En effet, le 26 mars dernier, le président rwandais, Paul Kagamé a été reçu avec les honneurs à la conférence annuelle de l’AIPAC (American Israël Public Affairs Committee). Il devient ainsi le premier chef d’État africain à s’exprimer devant ce puissant lobby américain pro-israélien.

Lors de cette occasion, il a fait part, avec enthousiasme, de son soutien à « Israël », proclamant :

« Israël a le droit d’exister et de s’épanouir comme membre à part entière de la communauté internationale. Ce n’est pas une infraction au droit d’un autre peuple, et ne devrait pas être vu ainsi », puis d’ajouter : « Nous attendons avec impatience de faire encore plus ensemble ».

 

Cela sous-entendrait que la souffrance du peuple palestinien n’est pas aussi importante que le bien-être des sionistes israéliens. Pourquoi l’une serait plus légitime que l’autre ?

Ces déclarations ont bien entendu réjoui l’assistance, toute acquise à la cause de l’entité sioniste criminelle. M. Kagamé continue sur sa lancée et promet une amitié grandissante entre le Rwanda et l’entité coloniale, en ces termes : « la sécurité des peuples qui ont été un jour pris pour cible pour être exterminés ne pourra jamais être seulement matérielle ».

Et de continuer sous le bruit assourdissant des applaudissements : « Tant que nous ne vaincrons pas toutes les idéologies qui justifient les tueries au nom du patriotisme, notre monde ne sera jamais vraiment en sécurité. Ni pour nous, ni pour quiconque ».

Il est à noter que Paul Kagamé a effectué une visite dans l’entité sioniste d’Israël en 2008, scellant ainsi une amitié et une alliance indéfectible.

Rappelons que par le passé, avant sa prise de pouvoir, Paul Kagamé était le chef rebelle du Front patriotique rwandais (FPR) qui avait mis fin au génocide des Tutsi en 1994, par des extrémistes Hutu, qui fit environ 800.000 morts d’après l’ONU.

Soutenu par les États-Unis, il a fait de son pays une puissance économique régionale, même si entre Washington et le Rwanda, les relations se sont tendues ces dernières années en raison de sa volonté de demeurer au pourvoir.

D’après Paul Kagamé : « Ensemble, avec des amis comme les États-Unis, nous devons appeler à une solidarité mondiale revigorée contre les dangereuses tentatives qui visent à nier le génocide et à banaliser les victimes ».

Dans la même veine, la nouvelle ambassadrice des États-Unis à l’ONU, Nikki Haley, a fait la promesse à l’APAIC que dorénavant :

 

« l’époque où l’on dénigrait Israël, c’est terminé ».

 

Souvenons-nous qu’en décembre dernier, Barack Obama n’avait pas opposé de veto à la résolution 2234 du Conseil de sécurité qui dénonçait la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens, ce qui n’avait pas été apprécié. Une première depuis 1979 pour les États-Unis, qui s’étaient abstenus et avaient laissé passer ce texte à l’ONU en raison de leur frustration à l’égard de leur allié israélien sur l’échec du processus de paix.

Ceci fut pour Nikki Haley : « un coup de pied dans le ventre ressenti » aux États-Unis.

Toute fière, cette dernière lance :

« Tout ce que je peux vous dire, c’est que tout le monde aux Nations unies a peur de me parler de la résolution 2334 », puis de promettre : « et je veux qu’ils sachent que, certes, c’est arrivé, mais que cela n’arrivera plus ».

 

Par vidéo-conférence devant l’AIPAC, Benyamin Netanyahu, a réaffirmé qu’« Israël n’avait pas d’ami plus cher que l’Amérique et que l’Amérique n’avait pas de meilleur ami qu’Israël ».

Le criminel de guerre et chef du gouvernement terroriste ajoute qu’il a « hâte d’accueillir chaleureusement en Israël et spécialement à Jérusalem » le nouvel ambassadeur des États-Unis, David Friedman, un avocat sioniste, favorable à la colonisation et au déménagement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

Le Premier ministre et criminel de guerre israélien Benyamin Netanyahu a bien entendu donné ses instructions, lors de ses visites en Afrique, à ses ambassadeurs, pour « travailler » les pays du continent afin d’obtenir leur soutien diplomatique dans les instances internationales, concernant la question de la Palestine occupée. Apparemment cela commence à faire son effet, compte tenu des déclarations israélophiles du président rwandais.

 

Le Parti Anti Sioniste met en garde le Rwanda contre une alliance avec le sionisme, qui impliquera de lourdes répercussions dans le futur du peuple rwandais, qui a déjà tant souffert.

Regorgeant de richesses, l’Afrique est une proie convoitée. Il serait dommage que ce continent, qui a tant souffert de l’Apartheid, de l’esclavage, de la guerre et de la colonisation, se laisse prendre au piège une fois de plus, en abandonnant sa liberté et déclarant son amitié à l’entité sioniste d’Israël.

 

Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste
Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

 

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05 avril, 2017 Actualités, Infos antisionistes, Vidéos
2017-04-05T17:18:37+00:00

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